"La connaissance financière peut être un premier pas vers davantage de prospérité"

05/04/2014

"La connaissance financière peut être un premier pas vers davantage de prospérité. La banque est un rouage indispensable de chacune de nos vies. chaque jour, chacun d’entre nous a affaire à l’argent, dans un contexte ou dans un autre : parce que nous voulons retirer de l’argent de notre compte à vue, parce que nous avons besoin d’un crédit, parce que nous tenons à nous ménager une poire pour la soif ou simplement pour payer nos achats au magasin. Pourtant, de nombreuses personnes n’appréhendent pas bien les notions financières. Et contrairement à ce que l’on croit parfois à tort, le manque d’instruction financière ne sévit pas que dans les pays en voie de développement. Dans un pays possédant une industrie très développée où les travailleurs sont en général plurilingues, la connaissance financière reste parfois lacunaire. C’est donc pour une raison explicite et dans un but évident que nous, secteur bancaire francophone, nous efforçons aujourd’hui de contribuer à relever ce défi." Ce sont les paroles de Michel Vermaerke, administrateur délégué, lors de la conférence de l'Union Bancaire Francophone sur l'éducation financière.

Le discours complet :

Bonsoir Chers amis et Chers collègues,

Ainsi que le dit un proverbe gabonais, « Le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin ». Mais nous, nous nous sommes réunis ici aujourd’hui précisément pour relever ce défi consistant à montrer le chemin, et donc essayer de contribuer à résoudre un problème sociétal important, à savoir l’amélioration de l’éducation et de l’inclusion financières, notre but étant d’apporter une réponse adéquate à ce problème. Les discours et débats qui ont précédé ont mis en avant de nouveaux angles d’approche et de nouvelles perspectives. J’espère sincèrement que les conclusions que nous avons aujourd’hui pu tirer baliseront les initiatives de demain.

Je tiens à vous remercier chaleureusement de votre participation nombreuse et de votre intérêt marqué pour cette conférence de l’UBF à Bruxelles. Cela m’a tout particulièrement réjoui de retrouver autant de visages connus et de constater combien vous portez haut le flambeau de l’Union Bancaire Francophone. Lorsque nous avons lancé l’UBF en septembre 2011, notre intention était de rapprocher les secteurs bancaires des pays francophones et de mettre l’accent sur les thèmes sociétaux importants. Je pense pouvoir dire que votre présence ici, aujourd’hui, et vos interventions, qui ont été de précieuses sources d’inspiration, témoignent du succès de notre entreprise.

Mais la réussite de cet événement, c’est en premier lieu à toute une équipe de collaborateurs du secteur, qui se sont dépensés sans compter, que nous la devons. Je tiens dès lors à profiter de l’occasion pour leur jeter symboliquement des fleurs et les féliciter de cet engagement. Je tiens à remercier particulièrement Isabelle pour la coordination de cet évènement, Gerd pour l’organisation pratique et François Matthieu pour la modération. Merci également au personnel de BNP Paribas Fortis et de la FSMA. Merci aussi aux nombreux orateurs ici présents, ainsi qu’aux collègues de l’UBF, du Comité de Pilotage et de Febelfin.  

Ces derniers jours, la Belgique a eu l’honneur d’accueillir le chef d’Etat américain Barack Obama et le Président chinois Xi Jinping, mais aussi d’organiser le Sommet Europe-Afrique. Au même titre, que les représentants du secteur bancaire des pays francophones se retrouvent ici aujourd’hui, au coeur symbolique de l’Europe, qu’ils collaborent étroitement et puissent passer des accords importants dans un dossier essentiel comme l’éducation financière fait également, à mon sens, de ce jour une journée mémorable.

Si nous nous sommes accordés sur un point ce jour, c’est bien que la connaissance financière peut être un premier pas vers davantage de prospérité. La banque est un rouage indispensable de chacune de nos vies. chaque jour, chacun d’entre nous a affaire à l’argent, dans un contexte ou dans un autre : parce que nous voulons retirer de l’argent de notre compte à vue, parce que nous avons besoin d’un crédit, parce que nous tenons à nous ménager une poire pour la soif ou simplement pour payer nos achats au magasin. Pourtant, de nombreuses personnes n’appréhendent pas bien les notions financières. Et contrairement à ce que l’on croit parfois à tort, le manque d’instruction financière ne sévit pas que dans les pays en voie de développement. Dans un pays possédant une industrie très développée où les travailleurs sont en général plurilingues, la connaissance financière reste parfois lacunaire. C’est donc pour une raison explicite et dans un but évident que nous, secteur bancaire francophone, nous efforçons aujourd’hui de contribuer à relever ce défi. Une meilleure compréhension du mode de fonctionnement des banques et des produits qu’elles offrent permet aux individus de prendre les décisions financières adéquates en toute connaissance de cause. Des décisions qui sont susceptibles d’avoir un impact pour le reste de leur vie.

Il y va de la responsabilité de chacun, des banques, des pouvoirs publics, mais aussi du consommateur et du citoyen lui-même d’investir dans l’éducation financière. L’acquisition de connaissances financières plus larges à l’école pourrait constituer un premier pas dans ce sens. L’école occupe une place importante dans la vie de nos jeunes et est le lieu où éclosent de nombreuses carrières. En ce sens, il ne semble dès lors pas illogique de reprendre dans les programmes scolaires des aspects financiers, économiques et budgétaires.

Le secteur financier belge s’efforce lui aussi d’apporter sa pierre à l’édifice. Plusieurs de nos membres ont lancé différents programmes en vue d’apporter un soutien dans les matières financières à des groupes à risque. Au niveau du secteur, nous avons aussi à cœur d’informer les gens et de les inciter à prendre de l’assurance dans la gestion de leurs instruments financiers. Les différents sites internet www.monargentetmoi.be, www.safeinternetbanking.be, www.financementdesentreprises.be ou encore www.sepabelgium.be ont tous été conçus dans cette optique en Belgique par Febelfin.

Je voudrais clôturer ici mon exposé en lançant un vibrant appel tant au monde bancaire qu’aux pouvoirs publics. Tendre vers la plus large éducation financière possible relève de la responsabilité collective et à terme, cela ne pourra que nous être à tous profitable. Collaborons donc plus étroitement. Ce n’est qu’ainsi que nous parviendrons un jour à assurer l’éducation financière pour tous les citoyens. L’écrivain français Georges Bernanos a fort bien résumé notre responsabilité commune à cet égard dans son livre « La Liberté pour quoi faire ». en disant « On ne subit pas l'avenir, on le fait ».

Ministre des Finances Koen Geens a tenu également un discours lors de la conférence. Pour le consulter, cliquez ici.

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